Pour un meilleur accès à l’information au Cameroun

Dans le cadre de son projet de renforcement du droit à l’information au Cameroun, l’ADISI vient de publier un plaidoyer pour l’accès à l’information au Cameroun.

L’accès à l’information reste une véritable entrave dans la pratique du journalisme au Cameroun. C’est ainsi que le document de plaidoyer pour l’adoption d’une loi-cadre sur ce droit nous apprend qu’ici, les informations sont transmises par affinités. Affinités qui sont généralement d’ordre ethnique, tribal, politique et même religieux. C’est pourquoi dans son classement 2015, Reporter sans frontière a indiqué que le Cameroun est le 133e pays sur les 180 classés qui ne respectent pas la liberté de la presse et l’accès à l’information. Révélations qui donnent d’ailleurs une mauvaise image de la démocratie au Cameroun, croit savoir l’Association pour le developpement intégré et la solidarité internationale (Adisi).
Selon cet organisation de la société civile camerounaise, les barrières linguistiques et culturelles telles que l’adoption d’une des langues officielles, les barrières financières, l’absence de transparence dans la gestion et la méconnaissance des citoyens de leurs droits sont des obstacles à l’exercice du

droit d’accès à l’information. Suite à cette entrave, l’organisation formule des recommandations pour l’adoption d’une loi sur ce droit au Cameroun. Celles-ci qui sont adressées au gouvernement, journalistes, patrons de presse et aux citoyens.
Ainsi donc, l’exploitation du rapport de Global Integrity sur le Cameroun en 2015 et celle des sessions de formations organisées par Adisi sur les fondamentaux du journalisme et de la démocratie réalisées dans les villes de Yaoundé, Douala et Maroua sont les éléments qui ont rendu possible cette analyse documentaire. Surtout que les rapports annuels du Ministère de la justice sur la situation des droits de l’Homme y ont également participé. C’est dans cette lancée qu’est mis en place ce projet de renforcement du droit à l’information au Cameroun.  Projet soutenu par le National Endowment for Democracy (Ned).
Ledit document de plaidoyer assorti d’un résumé indique notamment ce qu’il faut aux décideurs pour que la démocratie ait tout son sens au Cameroun. Cela passe de l’avis des concepteurs dudit plaidoyer par ce qui est appelé dans les pays anglo-saxon, le Freedom of Information act (Foia) qui au-delà d’être un concept, promeut la transparence, la bonne gouvernance pour une société pus émancipée.