Lutte contre Boko Haram. Lutte contre Boko Haram: Paul Biya salue l’engagement des populations

L’hommage rendu le 31 décembre 2015 par le président de la République Paul Biya aux membres des comités de vigilance, qui participent à la lutte contre le groupe terroriste jusqu’au sacrifice suprême, est une marque de reconnaissance à l’engagement patriotique des populations.

Le Message du chef de l’Etat Paul Biya à la nation le jeudi  31 décembre 2015  n’a  peut être pas  été aussi fort et significatif que celui du 31 décembre 2013, mais a ses particularités. En faisant l’état de la nation au cours de l’année 2015, Paul Biya a d’abord utilisé le terme « Résilience » en soulignant que ce «seul mot suffit à caractériser l’année qui s’achève pour notre pays : Il s’agit(…) de cette capacité à résister, à faire face aux défis quotidiens, que tous les partenaires au développement reconnaissent à notre peuple. Cette qualité, qui fonde les grandes nations, s’est particulièrement manifestée sur deux fronts importants: la performance économique de notre pays et sa situation sécuritaire».  Pour avoir «si bien résisté aux épreuves de l’année 2015, il n’est pas question de baisser la garde aujourd’hui. Sur les deux fronts de l’économie et de la sécurité, les défis restent nombreux», a indiqué Paul Biya.

Résistance farouche aux terroristes

Nous mettrons l’accent sur ce que Paul  Biya appelé «le défi sécuritaire ». Sur ce point précis, le chef de l’Etat a été reconnaissant du travail des populations. En relevant  que « notre nation a su opposer une résistance farouche aux terroristes de Boko Haram, tout au long de l’année », le président de la République  a déclaré que « c’est le lieu ici de rendre un vibrant hommage à nos forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à nos populations. La vaillance et le professionnalisme des uns, l’engagement et le courage des autres, ont permis de préserver l’intégrité de notre territoire. Nous n’avons concédé aucun centimètre de celui-ci aux agresseurs. Mieux, en diverses occasions, nous leur avons infligé d’importants revers au plan militaire», a  ajouté Paul Biya du reste convaincu d’une chose.

M. Biya a dit que  «rien ne pourra entamer la détermination de nos forces de défense et de sécurité. Rien ne pourra altérer le moral de notre population, ni sa capacité de résistance». Le chef de l’Etat rappelle comment  « face aux atrocités de Boko Haram, les forces vives de la nation se sont mobilisées pour dire, avec fermeté, Non au terrorisme. Mieux encore, elles participent à l’effort de guerre, par leurs contributions financières ou matérielles.  Cette grande mobilisation des uns et des autres a donné une résonnance particulière à notre stratégie de défense populaire. Armée et Nation font bloc pour préserver notre territoire et notre souveraineté », a souligné Paul Biya qui a «eu l’occasion de saluer le rôle des comités de vigilance qui appuient avec efficacité nos forces de défense et de sécurité. Nous devons ici saluer la mémoire de nos compatriotes qui ont perdu la vie dans cet exercice légitime de défense civile», a précisé le chef de l’Etat.

 Gratitude aux pays amis

On peut  faire à Paul Biya le reproche  de ne s’être pas personnellement rendu dans les zones de combat de la région de l’Extrême nord. Paul   Biya  s’est certes fait représenter dans cette région,  dans la nuit du 31 décembre 2015 au 1 er janvier 2015,  par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense Joseph Beti Assomo.  Paul Biya  s’est en outre félicité d’avoir « su rallier un large éventail de partenaires à cette lutte contre Boko Haram ».  Paul Biya a ainsi exprimé la  reconnaissance  du Cameroun « aux nombreux pays amis qui nous apportent leur soutien dans cette lutte(…) Je voudrais saluer de manière spéciale la décision des Etats-Unis d’Amérique d’envoyer trois cents soldats en mission d’appui au renseignement. Nous les remercions de cette marque de confiance à notre pays et à notre armée».  Sans oublier  l’«aide précieuse» que constituent «les soutiens multiformes obtenus  des autres pays amis tels que la France, la Chine, la Russie, l’Allemagne et bien d’autres encore », a-t-il indiqué.

Administration engluée dans  l’inertie et la  corruption

En saluant également « l’engagement fraternel » des forces tchadiennes dans cette lutte, Paul Biya  a déclaré que le Cameroun  a affiné avec le Nigeria les «moyens et mécanismes d’action concertée». Alors que les terroristes ont changé de mode opératoire en procédant «à la pratique odieuse des attentats-suicides», le chef de l‘Etat a dit se réjouir  du fait que «la Force multinationale mixte est désormais active, sur le théâtre des opérations. Elle consacre l’implication effective de l’ensemble des pays de la Commission du Bassin du Lac Tchad dans ce combat», a-t-il annoncé en dénonçant implicitement une administration indexée par les usagers, les investisseurs  et autres partenaires au développement. A travers notamment « les conclusions récentes de la mission d’évaluation du Fmi dans notre pays, les derniers rapports respectifs du Doing Business et du Cameroon Investment Forum ou encore de la Conac sont particulièrement illustratifs à cet égard».  33 ans après  son accession au pouvoir,  Paul Biya continue de croire qu’il peut encore  «veiller personnellement » à ce que «notre administration ne cesse jamais d’être une force de progrès».