Cameroun: Une cinquième cimenterie en 2016

La société Mira Sarl entend investir plus de 32 milliards dans les prochains mois pur une nouvelle unité de production.

Comme elle, huit autres entreprises ont signé des conventions avec le ministre camerounais en charge des industries le 18 décembre. Dès 2016, neuf nouvelles unités industrielles vont soit développer leurs activités soit s’implanter à Douala et Yaoundé. Il s’agit des sociétés Stars Land Sarl, KTM Cameroon Sarl, Mira S.A, Aza manufacturing S.A, Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) S.A, Moulin Coq rouge S.A, Unifood Cameroon Sarl, Sotrabus S.A et
Hygiène solutions industrial Sarl. Le 18 décembre 2015, les représentants de ces entreprises ont signé des conventions dans ce sens avec le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique et les investisseurs, le 18 décembre 2015, à Yaoundé.
On estime le montant des investissements de 124 milliards de FCFA. Il en est attendu plus 5 577 emplois. C’est Douala qui se taille la part du lion avec neuf entreprises pour une seulement à Yaoundé (Société Stars Land Sarl qui

va s’implanter à Douala et Yaoundé). Il va de soi que le gros des emplois sera consacré à Douala ou la région du Littoral. La filière ciment va connaître l’arrivée d’un nouvel opérateur. La société Mira S.A qui se propose d’investir 32, 379 milliards de F CFA pour la construction d’une cimenterie et la création de plus de 1618 emplois à Douala. Ainsi, Mira S.A portera le nombre des opérateurs de la cimenterie à cinq après respectivement les Cimenteries du Cameroun (Cimencam) du groupe français Lafarge ; Ciment de l’Afrique (Cimaf) du groupe marocain Addoha, Dangote Cement du milliardaire nigérian Aliko Dangote et Medcem Cameroon du groupe turc Eren Holdings. 237online.com La convention qui lie désormais le gouvernement et ces opérateurs économiques est le fruit de la loi du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investisement privé au Cameroun. Applicable aux « personnes physiques ou morales camerounaises ou étrangères, résidentes ou non-résidentes, au titre de l’exercice de leurs activités ou de leur participation au capital des sociétés camerounaises », cette loi accorde des facilités fiscales et douanières, financières et administratives aux investisseurs qui le souhaitent et qui remplissent les conditions.