Yannick Noah reprend la raquette

L’ancien champion de tennis a parrainé le Mima Youth Open, clôturé dimanche 20 décembre.

Quelques balles coupées après une montée au filet autoritaire, des smashes suivis d’applaudissements, des adversaires (dont Joseph Oyebog, promoteur d’une académie de tennis, ancien joueur de compétition) un peu de chambrés… Yannick Noah a fait le show ce dimanche 20 décembre au tennis club de Douala, lors du match d’exhibition, un double-messieurs, qui clôturait la première édition du Mima Youth Open, organisé du 14 au 20 décembre dans ces installations du quartier Bonanjo. 150 enfants se sont inscrits pour ce tournoi, selon sa coordinatrice, Eliane Nana. Même si quelques-uns n’ont pu finalement effectuer le déplacement en raison de contraintes scolaires.

« Je suis content d’être là (…) Les enfants ont vraiment du talent », a déclaré Yannick Noah devant une foule de micros au terme du match d’exhibition – gagné au bout d’un tie-break. « On ne fait pas le sport seulement pour la compétition, pour devenir champion. Il y a d’autres valeurs dans le sport qui peuvent servir pour la vie », a ajouté l’ancien n°3 mondial, souhaitant néanmoins que l’initiative Mima Youth Open se pérennise.

Un vœu évidemment partagé par la coordinatrice du tournoi, qui, soit dit en passant, attribue la paternité de l’événement à Yannick Noah, qui a estimé que pour promouvoir efficacement le tennis, il faut passer par les jeunes. « Nous espérons accueillir encore plus d’enfants l’année prochaine, notamment ceux vivant en zones reculées. L’objectif étant de permettre que le maximum d’enfants accèdent au tennis, et qu’il y ait d’autres Yannick Noah », dira Eliane Nana peu avant la remise des trophées. Une dernière articulation à laquelle le préfet du Wouri, Naseri Paul Bea, qui a joui du spectacle de l’après-midi, a été invité à prendre part. Le programme complet de la clôture de cette première édition prévoyait un concert de l’auteur de « Saga Africa » au St John’s Plaza.