Coopération : des missions économiques Canadiennes au Cameroun en 2016

La présence des investisseurs nord-américains sur le sol camerounais permettra de renforcer et de redynamiser les échanges entre le Canada et le Cameroun.

Le début de l’année 2016 sera marqué par la suite du ballet des missions de prospection économique des pays étrangers au Cameroun. Dès janvier prochain, des opérateurs économiques canadiens vont effectuer leurs missions afin de saisir des opportunités d’affaire au Cameroun. C’est la principale information annoncée par le Haut-commissaire du Canada au Cameroun, René Cremonese. Le diplomate nord-américain l’a fait savoir en marge de la présentation officielle du réseau Cameroun-Canada il y a quelques jours à Yaoundé.

Ces missions économiques visent à « dynamiser les échanges entre le Canada et le Cameroun », a souligné le Haut-commissaire. Deux pays qui entretiennent des échanges commerciaux à hauteur de plusieurs milliards de francs Cfa. Selon les chiffres du Haut-commissariat du Canada au Cameroun, ces échanges commerciaux sont passés de 18 à 25,5 milliards de francs Cfa entre 2010 et 2012, soit une hausse de 41,6%. Les échanges concernent les secteurs de l’agro-alimentaire, de l’industrie pharmaceutique, des infrastructures et des mines, des équipements mécaniques, du textile, du bois et ses dérivés, etc.

En tout cas, ces missions de prospection économique, programmées en début d’année prochaine, s’inscrivent en droite ligne des accords établis entre les deux pays ces dernières années. L’on se souvient que le 3 mars 2014, le Canada et le Cameroun ont conclu un accord de promotion et de protection réciproque des investisseurs. L’accord avait été paraphé en marge du Forum annuel Franco-Mine, qui a regroupé plus de 500 participants venus des pays francophones producteurs miniers. C’était l’heureux aboutissement d’une lettre d’intention signée un an plus tôt par les mêmes autorités gouvernementales. Quelques mois plus tard, précisément le 19 septembre 2014, le Centre Sheraton de Montréal a abrité des «journées économiques» dédiées au Cameroun. A l’époque, Louis-Paul Motaze, le chef de la délégation camerounaise à Montréal, mettait déjà la puce à l’oreille par rapport aux partenariats à venir. « L’objectif était clair : faire connaître le Cameroun aux entreprises canadiennes et québécoises, présenter notre stratégie de développement et juger de l’intérêt démontré envers nous. Nous sommes très fiers de dire que nous avons bénéficié d’une oreille attentive qui ouvre la porte à de nombreux partenariats futurs », soulignait-il.

Projets structurants

En juin 2015, des responsables de Cima international, de ConsultRail international et de l’Association québécoise du transport, ont conduit des concertations avec le ministère des Transports du Cameroun. Les travaux ont abouti au désir des Canadiens, de fournir au pays des prestations dans le secteur des transports en général. Il s’agit de manière concrète de prestations de fourniture de services, de formation et des études d’ingénierie en matière de transport terrestre, maritime, aérien et ferroviaire. Des domaines dans lesquels l’Etat camerounais conduit actuellement de nombreux projets. A l’exemple du projet de construction de nouvelles lignes de chemin de fer dans le cadre du Plan ferroviaire national, la construction de ports en eau profonde à Limbé et Kribi, la construction des axes autoroutiers Yaoundé-Nsimalen, Yaoundé-Douala, Edéa-Kribi, ou encore l’implémentation du plan de relance de Camair-Co, la compagnie aérienne publique.