Cameroun – Agriculture. SUD,Foire agropastorale : Ananga Messina lance un appel au regroupement des producteurs en vue des meilleurs résultats

Tel a été le leitmotiv du ministre délégué auprès ministre de l’agriculture et du développement rural (minader) le 22 décembre dernier à l’occasion de l’ouverture de la foire régionale ou des producteurs et consommateurs ont tenu chacun à jouer sa partition dans un élan festif.

Pour le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine d’Ebolowa Guy Roger Zo’olouman la foire est un rendez-vous d’échange, de découverte et naturellement de la fraternité. Un moment qui permet aux seigneurs de la terre de braver leurs difficultés quotidiennes, sous le soleil et sous la pluie et à venir ravitailler nos marchés urbains. Selon le premier magistrat de la ville, compte tenu du potentiel, nous ne devrions plus importer pour manger. Et cette action ne peut être concrétisée  selon Honorine Minssili présidente régionale de la chambre d’agriculture des pêches de l’élevage et de forêts  (CAPEF) que si le paysan à l’accès au financement pour accroitre les rendements. Pour elle, il est question non seulement d’échanger entre acteurs du monde rural, de prendre connaissance des dernières avancées technologiques, surtout de nouer des contacts.

Le paysan ne peut se sentir en confiance que s’il peut se déplacer sans peine pour aller vendre dans les marchés urbains, d’où se désenclavement des bassins de production tant souhaité. Les producteurs passent 4 à 5 jours pour parcourir 100 kilomètres, avec des vivres qui arrivent presqu’en décomposition, il faut que des situations pareilles soient rapidement oubliées. Simon Alain Messi délégué régional du minader est revenu sur la présentation de la création des foires régionales.

Pour lui, il est question de rapprocher les vivres des consommateurs en ces périodes de fêtes. C’est ainsi qu’on pouvait observer dans les 250 stands prévus pour l’exposition, des produits agricoles et ceux de l’élevage. Mais aussi, la transformation y était valablement représentée, la pharmacopée traditionnelle, sans oublier le rayon de production des semences de qualités. Les administrations des programmes du minader, les écoles de formation et l’artisanat y étaient fortement représentés avec leurs innovations.

Seul ventre mou, c’est bien le manque d’engouement manifeste des collectivités locales décentralisées, qui sur 29 à peine on pouvait observer 5 communes. Pour Clémentine Ananga Messina mindel auprès du minader par la tenue de ces foires, il est question d’encourager les producteurs à produire davantage car, il s’agit d’un moment d’approvisionnement avec les fêtes de fin d’année. De lutter également contre la vie chère par la pratique du bon prix, du prix bord champ. Il est question pour les pouvoirs publics à assurer la sécurité alimentaire qui est une œuvre de longue haleine, avec des appuis multiformes.

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L’état crée cet environnement attractif à la production, il ne reste qu’aux producteurs à adopter des initiatives communautaires en se mettant ensemble. L’avantage ici étant de gagner dans l’organisation, le suivi, et la commercialisation. Avec ce regroupement, on rallonge la chaîne de valeur, on crée des emplois en milieu  rural. Les bassins de production ainsi crées constituent la voie royale vers l’émergence selon la mindel auprès du minader.

Particulièrement pour la région, les défis sont énormes précisément avec l’ouverture de la route Sangmélima – Ouesso au Congo  qui va ouvrir un grand marché jusqu’en Angola en passant par la république démocratique du Congo  (RDC). Il faut savoir que pour vendre, il faut y avoir des produits et pour en avoir des produits, il faut travailler de façon durable par la protection de notre environnement. Ainsi, on doit atteindre les meilleurs rendements  sur des petites surfaces, en utilisant la semence améliorée que l’état met à la disposition des producteurs.

L’état compte sur les petits comme sur les grands producteurs pour atteindre son objectif de l’autosuffisance alimentaire. Après une longue visite guidée des stands, Clémentine Ananga Messina a eu à remettre des prix d’encouragement à certains producteurs qui se sont distingués par la qualité de produits présentés.

Ainsi, des brouettes, des machettes, des engrais, des limes, des pulvérisateurs, des pousses-pousses ont été distribués aux différents lauréats dans les filières qui étaient en compétition.

Pour Janvier Mvondo premier prix multiplication des semences par greffage et marcottage  avec ses plants,  il invite ainsi  les uns et les autres à planter les arbres fruitiers. Les différents programmes d’accompagnement mis sur pied par le minader doivent jouer à fond leur rôle pour une stimulation de la production à cette heure de l’agriculture dite de seconde génération. Car, la croissance démographique commence à être en déphasage avec les capacités réelles de production.