Cameroun – Presse: Le problème de la distribution des journaux au Cameroun

L’association des éditeurs de journaux, Messapresse et les vendeurs de journaux se sont réunis jeudi 17 décembre 2015 pour débattre du sujet.

Les patrons de presse réunis au sein de l’Association des Editeurs de Journaux du Cameroun (AEJC), les vendeurs de journaux et Messapresse, distributeur de presse, étaient réunis à la même table jeudi 17 décembre 2015, avec au menu le problème de la distribution des journaux sur le territoire national. En présence du Directeur général de Messapresse, ils ont débattu sur «la situation de la presse camerounaise qui se porte mal. Très mal d’ailleurs. Pour cause, les journaux ne se vendent pas», nous dit LeMessager dans sa publication du vendredi 18 décembre 2015.

«Les journaux camerounais sont mal distribués, mal vendus et mal lus. Ce qui plombe l’économie de la presse nationale», déplore le président exécutif de l’AEJC, Victor Ndoki. Il est d’avis que Messapresse limite sa distribution uniquement dans les grandes villes du pays, notamment Yaoundé et Douala. «La distribution des journaux ne couvre pas l’ensemble du territoire national, la presse est absente dans plusieurs villes situées à moins de 3 heures de route des centres de distribution de Yaoundé et de Douala, des points de vente sont régulièrement fermés», renchérit le président de l’AEJC.

Pour le Directeur général de Messapresse Dominique Le Boulch, la faiblesse du chiffre d’affaire de la presse camerounaise comparativement aux pays tels que la côte d’Ivoire (huit fois plus élevé), est l’un des facteurs aggravants de la situation. Il appelle aussi à une amélioration de la présentation des journaux ainsi que de leurs contenus. Aussi, pour lui, «il faut revaloriser les revenus des journalistes afin qu’ils produisent de bons articles», dit-il.

Les vendeurs quant à eux, déplorent le «pléthore des parutions et l’étroitesse des kiosques» qui ne leur permet pas de mettre tous les journaux en avant. «Nous ne présentons que les journaux qui ont des Unes accrocheuses», expliquent-ils. Toutefois, les acteurs de la presse se sont donné rendez-vous en janvier 2016 pour continuer la recherche des solutions pour soigner l’univers de la production, de la distribution et de la vente de la presse au Cameroun.