Cameroun – SUD,Le Cameroun prépare sa stratégie nationale de la redd+

L’atelier de consultation des parties prenantes redd+ dans la zone de pluviométrie bimodale s’est tenu au centre touristique de Nkolandom par Ebolowa le 07 décembre dernier, une initiative du ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (minepded). Y prenaient part les leaders des organisations de la société civile engagées dans la problématique, les radios communautaires, les chefs traditionnels, les exploitants et les riverains des forêts.

Pour Jean-Marie Noiraud expert des problèmes de l’environnement, il est question ici de préparer le plan de consultation des parties prenantes dans le cadre de la préparation de la stratégie redd+ du Cameroun.

Pour dire que, le Cameroun est engagé depuis 2008 dans la préparation d’une stratégie nationale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation, à la dégradation et à la fragmentation des forêts. Aujourd’hui, les forêts subissent les pressions de toutes sortes, avec l’agriculture, l’élevage, l’urbanisation, l’extension des infrastructures ce qui plus ou moins accentue la dégradation d’une région à l’autre. Etant dans la mondialisation comme s’était le cas avec la conférence sur le climat de Paris la COP 21, il a été question d’esquisser la problématique du climat, les décisions qu’il faut prendre pour éviter le réchauffement de la planète.

Pour la région du Sud principalement, il n’est pas question de savoir s’il faut reboiser, mais plutôt de savoir comment faire pour éviter de détruire cette forêt qui est le capital de la région, et en même temps pouvoir se développer. Le Cameroun doit se développer, ses régions avec à cet effet, il faut qu’il y ait à la fois un développement économique et social et en même temps assurer la préservation du couvert forestier pour que celui-ci soit une source de revenus et de croissance économique.  Qu’il ne soit pas source de malheur pour le futur c’est-à-dire réchauffement, assèchement des sources, dérégulation climatique etc…

Pour l’expert les effets des changements climatiques sont visibles déjà par exemple à Kribi, la mer monte, les dégâts sont observés sur les infrastructures, les routes, on constate que le régime des pluies évolue, la chaleur augmente, il fait chaud, il fait sec. Aussi que le problème d’eau devient de plus en plus réel, y compris dans les régions forestières d’où le bien fondé de ce regroupement des parties prenantes en vue d’une réflexion d’ensemble. Pour Clorine Mokom chef service du climat au minepded, processus redd+ est peu connu par la plupart de populations, mais celles reconnaissent tout de même que certaines rivières ont carrément disparues, que chercher du bois est devenu très difficile, les poissons sont devenus rares, et les terres fertiles difficiles à trouver. Malgré ces changements observés, les populations n’ont pas encore pris conscience réellement pour changer les habitudes.

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Pour ces populations, il est question de produire moins de déchets, d’utiliser plus le recyclage de façon à concilier petit à petit l’augmentation de la population et la régulation climatique. Dans les travaux de groupes, les participants ont eus à élaborer les propositions sur la manière de consulter les acteurs de différentes parties prenantes, dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et de la pêche. Ces résultats seront présentés lors du prochain processus de consultation nationale. Bref, il est question de se mettre d’accord avec les différents acteurs sur la meilleure manière d’intégrer leurs préoccupations au processus national de la  redd+. Pour Bruno Mvondo chef traditionnel, pour y aller à pas rassuré dans la redd+, ces consultations à la base sont très importantes, il s’agit de sensibiliser davantage les populations qui guettent la planète. Leur dire également que le salut passe par l’action de chacun à la préservation de l’environnement.