Cameroun – Éliminatoires J.O. Volley-ball: Du sang neuf chez les Lions

Une dizaine de nouveaux joueurs frappent aux portes de la sélection en stage à Yaoundé.

Depuis 2010, l’on n’avait pas connu pareil aggiornamento. Chez les Lions de volley-ball en stage depuis le 23 novembre à Yaoundé en vue du tournoi qualificatif des Jeux olympiques 2016 au Congo, une dizaine de nouvelles têtes…ou presque. Après Ivan Kody Bitjaa (réceptionneur-attaquant), Hervé Kofane Boyomo (central) et Frederick Bassige (libéro) notamment, les Lions du volley-ball auront de nouvelles recrues. Et des 13 joueurs présents à la mise au vert  conduite  à Yaoundé par le sélectionneur allemand des Lions, Peter Nonnenbroich, près de dix joueurs goûtent à la sélection pour la première fois. C’est le moment pour Christian Edongo Ntso, Willie Tchappi, Serge Stéphan Wilsogue et les autres de tout donner. Ivan Ebouma Moto a les étoiles plein les yeux. Son rêve ? Devenir un jour, passeur titulaire des Lions. D’après les techniciens, il est en hausse de régime. Loin du talent brut et non-canalisé connu en championnat, il essaie de se ranger. Le challenge est donc présent à ce poste dominé par Ahmed Mbutgam et Georges Kari depuis 2011. C’est également le moment de convaincre et pourquoi pas être de l’équipée brazzavilloise du 7 au 14 janvier prochain. Avant le 20 novembre, 22 sélections nationales avaient annoncé leur participation.

Dans l’antre des Camerounais, après la préparation physique générale la première semaine, l’on entre peu à peu dans le jeu. Depuis cinq jours, le travail est spécifique avec chacun des 13 en fonction du poste de jeu. Pour certains, la charge de travail crée comme un effet de choc. Deux séances d’entraînement par jour et jusqu’au 5 janvier tout au moins, non-stop, « c’est dur pour le moral ». Une pause sera tout de même accordée le 25 décembre. Le 1er janvier, la matinée sera libre mais, le soir, tout le monde sur le plancher. Des consignes sont données en fonction du poste occupé. On se croirait à un cours. Les systèmes collectifs devront attendre la venue des huit professionnels (Ahmed Awal Mbutgam, Dominique Tchelibou, David Feughouo, Herman Engala, Ivan Kody Bitjaa, Nathan Wounembaina, Sali Hilé). « Quand j’ai annoncé que nous travaillerons tous les jours matins et soirs, certains m’ont regardé abasourdis. Le premier jour était compliqué. Nous leur parlons, nous leur expliquons la philosophie de l’équipe nationale », confie à CT, le sélectionneur Peter Nonnenbroich. Il faudra se faire mal, souffrir pour le drapeau national. Et pour le staff, l’on ne forcera pas. « Il faut être patient envers les joueurs », dit-on. Des anciens absents pour des raisons diverses. Des jeunes qui s’intègrent plus ou moins bien. Chez les Lions, on veut lancer une nouvelle génération sans abandonner complètement les anciens avec un Nathan Wounembaina comme pilier.