Cameroun – Lutte contre le sida , le sud garde sa position de tête dans la prévalence

Ce qui a été confirmé le 04 décembre dernier à l’occasion de la célébration de la 28ème journée mondiale de lutte contre le sida, tenue à l’esplanade de la délégation régionale de la santé publique du Sud sous la présidence du gouverneur de la région du Sud en présence d’une foule d’élèves, des personnes vivants avec le vih et le grand public venu découvrir du nouveau en la matière.

Pour Dr Abo’o Stéphanie  coordonnateur du groupe technique régional de lutte contre le sida,  la région du Sud caracole en tête des régions avec un taux de prévalence qui de 7.2%. Et dans ce taux régional, il ressort que genre masculin est moins atteint  contrairement aux femmes qui restent avec un taux d’infection  élevé. Plusieurs facteurs militent à la faveur de cela, d’abord la région est ouverte aux pays voisins, le mouvement de personnes est réel. L’exécution des chantiers structurants attire les personnes de toute sorte en quête d’une pitance, multipliant ainsi les risques d’infection dus au commerce du sexe.  Il y a également les relations sexuelles précoces généralement observées, la drogue avec les jeunes, l’alcoolisme dans les établissements, le relâchement des familles à prodiguer l’éducation sexuelle à leurs enfants. Il ne faudrait pas oublier le versant culturel de la chose, le sexe dans la région n’est pas quelque chose de tabou. Pour inverser la tendance actuelle, il faudra s’attaquer au volet culturel, ce qui ne sera pas une chose facile pour reconvertir les mentalités. L’objectif étant selon le thème de la célébration, « zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès liés au sida ». Car, les partenaires du Cameroun le soutien dans cette lutte en rendant très disponible la prise en charge rapide des personnes infectées dans toutes les structures sanitaires. Maintenant, il ne reste qu’à appuyer sur le levier de la sensibilisation afin que chacun puisse connaitre son statut sérologique, en faisant son test de dépistage volontairement. Pour Félix Nguelé Nguelé gouverneur de la région du Sud, sa région se joint à cette croisade nationale voire mondiale pour que chacun s’approprie de lutte contre le sida. Il n’est plus question que cette lutte soit abandonnée au seul secteur de la santé, d’où la nécessité de cette implication de tous et de tous les secteurs. La région du Sud présente une prévalence élevée, ce qui voudrait dire qu’il y a du travail à faire pour chacun dans cette sensibilisation, en vue d’une adoption des comportes plus responsables. Et surtout, l’usage systématique du préservatif qui épargnerait les uns et les autres non seulement des infections sexuellement transmissibles, les grosses précoces pour la jeune fille,  mais surtout du VIH. Aux jeunes, le patron de la région a proposé l’abstention, le temps pour eux de s’occuper d’abord de leurs études qui sont plus prioritaires pour eux.

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Dans cette mouvance, la première dame s’y est investie, les caravanes de dépistages ont sillonnées l’ensemble de la région en vue de rapprocher ces dépistages des populations. Le dépistage doit précéder toute prise en charge, ce qui éloignera toute complication future. Car, le sida est une maladie comme toutes les autres maladies, au-delà de ce qui était présenté par le passé comme sida égal mort, ce n’est plus vrai aujourd’hui avec l’évolution de la science. Séance tenante, une séance de dépistage volontaire à ponctuée cette journée de célébration où plusieurs responsables ont prêché par l’exemple en allant connaitre leurs statuts sérologiques. Ce qui a entrainé  ce déclic dans l’esprit des multiples élèves des lycées et collèges de la place qui ont accouru aussi. Pour le coordonnateur du GTR dans le Sud, c’est un effort que chacun doit faire, les femmes enceintes pour donner une chance à leurs futurs bébés de naître dans les bonnes conditions. Dans ce taux de prévalence régionale élevée, les dernières statistiques classent la ville de Kribi en tête, suivie de Kyé-ossi dans l’ensemble de la région. Pour la jeune Olive Olama élève dans un lycée de la place qui venait de faire son dépistage, et qui est sorti négatif en à jubilée de joie, comme si elle avait réussi à un examen officiel. Son secret est l’usage systématique du préservatif au cas où elle est sollicitée pour ses services, elle brandit toujours son test pour témoigner de sa sexualité responsable. Elle en conseille aux jeunes à ne pas risquer avec les rapports sexuels non protégés. Pour joindre l’utile à l’agréable, le groupe technique régional de lutte contre le sida en a procédé à la distribution des préservatifs, avec l’espoir que chacun pourra désormais en faire bon usage.