Cameroun – Rdpc-Mfoundi I: Jean Marie Abouna, président de section

Le plébiscite, mercredi dernier, de ce Biyaïste pur jus vient tourner la page d’une longue période d’obscurantisme, incarnée par le président sortant Emile Andze Andze.

Un jour nouveau se lève pour les militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de la section Mfoundi I. « Fini la condescendance. Fini l’époque où le président de section traitait les militants de haut. Fini l’autoritarisme », a entonné comme un refrain, mercredi dernier, un groupe de ‘’rdpciste’’.  Les urnes venaient à peine de rendre leur verdict. Jean Marie Abouna en est sorti grand vainqueur au détriment d’un adversaire de paille du nom d’Adolphe Noah Ndongo. Celui-ci est le fils du très influent président du groupe parlementaire du Rdpc à l’Assemblée nationale. Il est surtout le coup de pied de l’âne du président de section sortant Emile Andze Andze.
Cependant de cette élection, l’histoire retiendra pour mieux le railler que le président sortant n’a pas été foutu de défendre son titre. A coup d’arguties, Emile Andze Andze a pris son monde de court en annonçant qu’il ne briguera

point un énième mandat. Les raisons alléguées, loin de convaincre, ont tordu de rire les militants-Rdpc du Mfoundi I. A l’analyse, la vérité est ailleurs. La candidature de Jean Marie Abouna a, du jour au lendemain, fait perdre sa superbe à Emile Andze Andze. Une situation inédite. De mémoire des militants du Rdpc, le fils du feu tout-puissant ministre de l’Administration territoriale, Andze Tsoungui, a toujours pris ladite section politique comme sa chasse gardée. Le voir abdiquer ou bien décamper sans livrer bataille a non seulement quelque chose d’humiliant, mais jette une lumière crue sur une impopularité qu’il a toujours trainée comme un boulet. Surtout quand il faut croiser le fer avec un challenger de poids.

Les réseaux Tsoungui
Emile Andze Andze qui est parachuté au parti de Paul Biya,  a toujours surfé sur la mémoire de son défunt père pour être porté aux nues à Yaoundé I. Longtemps député-maire, puis maire, inamovible président de section alors qu’il n’a en réalité jamais milité, Andze Andze s’est arrogé toutes les casquettes, avec un égoïsme à nul pareil. Seulement, ses nombreuses fonctions politiques étaient l’arbre qui cachait de moins en moins la forêt de son impopularité. L’homme est réputé hautain, avare, insensible. N’eût été le travail de falsification de la réalité mené par ses parrains tapis dans la hiérarchie du Rdpc, Emile Andze Andze  n’aurait pas fait de vieux jours à la présidence de section du Rdpc-Mfoundi I. Cependant, chaque malheur a sa fin.

L‘espoir renaît
Assailli par les sollicitations de plus en plus grandissantes des militants de base qui voulaient de lui à la tête de leur section, Jean Marie Abouna a fini pas accéder à ces sollicitations. Le membre titulaire du Comité central du Rdpc va donc déposer sa candidature, semant du coup, un vent de panique dans le camp Andze Andze. Convaincu que même dans ses rêves les plus fous il ne fera pas  le poids face à Jean Marie Abouna, le président sortant va honteusement envoyer au massacre un de ses hommes-liges. Malin, il prendra soin de le présenter aux militants-électeurs comme le choix indiscutable des instances du parti de la flamme. Adolphe Noah Ndongo n’est-il pas le fils de l’indécrottable  patron du Rdpc à l’Assemblée nationale? La supercherie ne prendra pas. Les militants, qui ne sont plus dupes des fausses déclarations des cadres impopulaires, voteront en âme et conscience pour le candidat de leur choix. Politiquement matures devenus, ces militants en viendront même à veiller au grain pour avoir le cœur net que  le résultat des urnes est l’exacte expression de leurs suffrages.
Selon nos enquêtes, Jean Marie Abouna est adulé en raison de sa proximité avec les « gens d’en bas ». Chez lui, il n’y a ni tribu ni religion, tous les hommes sont frères, témoignait encore un militant du Rdpc dans le Mfoundi I.
Sur un autre plan, Jean Marie Abouna est opérateur économique de renom qui fait la fierté des siens. Il est l’un des rares fils du Centre à la tête d’une société privée dont la santé financière est étincelante. En plus, le nouveau président de section du Mfoundi I compte parmi les plus gros contributeurs au budget du Rdpc dans le Mfoundi, parti dans son cœur.