Lutte contre Boko Haram. Terrorisme: La cité touristique de Waza attaquée

Huit morts et plusieurs blessés graves sur le carreau après le double attentat s’est produit le mardi 1er décembre 2015 dans les quartiers Walassa et Platari aux environs de 21h.

Le mois de décembre s’annonce très mal pour les populations de  la région du septentrion. Alors que ces dernières se préparent à célébrer les fêtes de fin d’année dans la quiétude, les  disciples d’Aboubakar Shekau qui ont juré de semer le carnage dans cette partie du territoire national s’emploient à leur pourrir  la vie. Après  le double attentat suicide qui s’est produit dans le village Dabanga situé dans l’Extrême Nord du Cameroun le samedi 28 novembre 2015, avec pour bilan huit morts  et plusieurs  blessés graves, Boko Haram vient de frapper à nouveau. Un double attentat  similaire à celui de Dabanga vient de se  produire dans la ville touristique de Waza. Selon des informations en provenance de cette partie du triangle national, deux kamikazes toutes des jeunes filles se sont fait explosés  dans la ville de Waza plus précisément dans  les quartiers Walassa et Platari entre 21h et 22h le mardi 1er décembre 2015 dernier.

Selon des riverains, les deux premiers kamikazes ont déclenché leurs bombes au quartier Walassa près d’un poste du comité de vigilance. Faisant au moins 7 morts, dont les deux kamikazes. Le troisième kamikaze, découvert avec les explosifs autour de sa taille n’a pas eu le temps de déclencher sa charge explosive. Elle a été abattue par un militaire camerounais l’ayant aperçu.

Parmi les cinq civils décédés au cours de cette  attaque, trois membres d’une même famille ont trouvé la mort  de même que deux agents de l’auto défense de la ville de Waza. Les blessés ont été conduits d’urgence  dans les infrastructures  sanitaires militaires de la région de l’Extrême-Nord où ils  ont été pris en charge. Comme bilan provisoire de  ce double attentat  suicide, l’on parle de huit morts et plusieurs blessés graves. Parmi  les morts,  on  compte 5 civils et les trois kamikazes.

Selon les témoignages des habitants  de Waza et  de certaines sources militaires basées dans la région,  les trois kamikazes  décédés avaient pour missions  d’exterminer les membres du comité de vigilance de Walassa devenus un véritable frein à l’expansion des actes terroristes.  « Ils ratissent large et sont des vrais combattants malgré le fait qu’ils ne sont pas  des militaires formés. Le gouverneur  leur a d’ailleurs donné les moyens  pour  faire ce travail. C’est pourquoi ces membres du Comité de vigilance sont redoutés », explique  un responsable administratif de la zone joint au téléphone. C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que le département du Logone et Chari est frappé par  quatre attentats. Et la première fois depuis le début de la guerre contre Boko Haram que la ville de Waza subit l’attaque des kamikazes. Ville touristique autrefois fréquentée par des voyageurs occidentaux, la localité de Waza n’attire plus de touristes depuis que la région de l’Extrême-Nord subit régulièrement des raids de Boko Haram. Waza est aussi une ville de transit située entre Maroua, le chef-lieu de la région et Kousseri à la frontière du Tchad. C’est dans cette ville que dix travailleurs
chinois avaient été enlevés en mai 2014 avant d’être libérés après 5 mois de captivité.
Ce nouvel attentat à la bombe vient non seulement plonger la région septentrionale  dans une situation de psychose générale mais, augmenter  à la fois le nombre d’attentat commis sur le sol camerounais depuis le début de cette guerre et le nombre de morts.

Selon  des chiffres, plus d’une vingtaine d’attentat ont déjà eu lieu au Cameroun  pour  en moyenne 200 morts.