53 pointes d’ivoire et 1 000 minutions saisies à Moloundou

C’est le résultat d’une opération coup de poing menée par les conservateurs du parc national de Lobéké, dans l’arrondissement de Moloundou, dans la région de l’Est.

En collaboration avec les éléments du bataillon d’infanterie motorisé (BIM) de Yokadouma qui leur ont apporté un appui décisif, les éco-gardes du Parc de Lobéké ont mis la main, le 26 mai 2015, sur une cinquantaine de pointes d’ivoire, 1 000 minutions et une arme de guerre. « Ce sont les nombreuses dénonciations des riverains du Parc sur une présence permanente de pointes d’ivoire dans la zone qui ont permis la mise sur pieds de cette opération », indique une source sécuritaire.

Après plusieurs battues, le butin a été saisi. Les 53 pointes d’ivoire saisies représentent 27 têtes d’éléphants, un animal classé en catégorie A et entièrement protégé. Les pointes d’ivoire ont été acheminées à la délégation départementale des Forêts et de la faune de la Boumba-et-Ngoko. L’arme saisie, ainsi que les munitions ont été confiées aux forces de maintien de l’ordre. Les présumés braconniers ont été présentés devant les tribunaux.

Cette nouvelle saisie intervient après l’opération coup de poing fructueuse menée du 30 avril au 6 mai dernier dans la localité de Mbang, dans le département de la Kadey (Est). Au cours de cette mission, les éco-gardes avec l’appui des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) de Ketté, avaient neutralisé huit braconniers avec un butin de plus de 200 kilogrammes de gibier et leur arsenal de chasse.

Le Délégué régional des Forêts et de la faune de l’Est, Djogo Toumouksala, avait appelé ses collaborateurs à redoubler de vigilance en vue de protéger davantage la faune dans toute la région. Depuis 2012, plus de 600 éléphants ont été tués par les braconniers dans des attaques directes des aires protégées au Cameroun. Ces activités sont menées dans le cadre du commerce illégal de l’ivoire alimenté par la demande venant des pays aussi loin que l’Asie et même des États-Unis.