Policiers et gendarment veillent au grain

Quadrillant la capitale, ils ont facilité la circulation et assuré la sécurité autour des établissements en ce premier jour de classe.

Ce sont des élèves d’un type particulier que les collégiens de La Retraite, établissement catholique sis en plein cœur de la capitale, découvrent ce lundi matin au moment de renouer avec les classes. Sanglés dans leurs tenues « camouflés », armes à feu bien en vue, mine patibulaire, des gendarmes et des éléments de la police arpentent effectivement les trottoirs aux abords du collège, examinant avec soin tout passant véhiculé ou piéton. Amassés sur l’esplanade à l’extérieur de l’établissement, jeunes filles et garçons arborant leurs uniformes verts attendent patiemment d’être contrôlés avant d’accéder à l’enceinte. Ils n’en ont peut être pas conscience, mais ils constituent de ce fait une cible facile et privilégiée pour les personnes mal intentionnées. D’où la présence des gens en armes. « Ne vous garez pas là ! Circulez, on ne discute pas monsieur ! » fait sèchement l’un d’eux à un parent qui insiste pour laisser sa fille nettement sur le passage clouté.

A quelques encablures de là, l’école maternelle et primaire Les Chérubins à rue Ceper. Le dispositif est le même. Des gendarmes et des policiers empêchent les automobilistes de se garer n’importe comment ou de déposer leurs enfants à l’entrée de l’établissement. La rue est étrangement calme, la circulation fluide sur cet axe pourtant réputé pour ses embouteillages. Les usagers qui l’empruntent en ce jour de rentrée sont agréablement surpris de trouver les alentours du lycée d’Elig Essono dégagés, de même que les carrefours dits Ceper et Elig Essono. De là jusqu’à Mvan, en passant par la Poste centrale, Nkol Ndongo, Olézoa ou Mvog Mbi… l’on constate un déploiement massif de gendarmes et de policiers. Le dispositif de protection est important devant les écoles. « Nous sommes rassurés de voir ces escouades d’hommes en tenue dans les rues pour, non seulement assurer la sécurité, mais en plus faciliter la circulation. Certains parents doivent d’abord déposer leurs enfants à l’école avant de rallier leur lieu de travail. Quand il y a de gros embouteillages, ce n’est pas aisé et du coup l’humeur même est gâchée », avoue un automobiliste satisfait de cette première journée.