Réunion du PIMUN

Répartis en 14 comités, les 800 delegates de PIMUN travaillent assidûment depuis hier sur le thème « l’interdépendance de la prise de décision : paix, diversité et responsabilité ». Reportage en immersion depuis le comité « UN News ».

 

Les quatorze comités, douze en anglais et deux en français, débattent depuis hier. Bien qu’étudiants, les participants de PIMUN 2015 s’impliquent pleinement dans leur rôle. Ils défendent leurs opinions, rédigent des working papers entre différentsdelegates et votent des résolutions. Demain, ils se réuniront dans les locaux de l’UNESCO sur le sujet de la grande conférence sur le climat, la COP 21, qui se tiendra à Paris en décembre.

DES DELEGATES SÉRIEUX ET ENGAGÉS

La montagne Sainte-Geneviève, au cœur du quartier Latin, ne cesse pas de faire honneur à sa réputation. Elle reste le centre intellectuel et porteur d’idées de la capitale. Réunis dans différents locaux de la prestigieuse université de la Sorbonne, à proximité du Panthéon et de l’élégante chapelle érigée par le cardinal de Richelieu, les 800 participants de ce PIMUN échangent avec ferveur depuis hier.

 

Cette simulation de débat onusien et international est donc divisée en quatorze comités. Les douze anglophones sont les répliques de l’Union africaine ainsi que d’agences et de fonds de l’organisation presque septuagénaire : Organisation des Nations unies pour le développement industriel, deux comités de l’Assemblée générale, l’UNESCO, Programme pour l’environnement de l’ONU, Commission de l’ONU sur le statut de la femme, Conseil de sécurité de l’ONU etc. Les deux sessions dans la langue de Molière concernent, quant à elles, l’Organisation internationale pour la francophonie et le Conseil européen.

 

Les thématiques abordées sont diverses et variées : la mise en place de dispositifs afin de lutter contre les effets du réchauffement climatique, les problèmes de militarisation de l’espace, les effets de l’instabilité politique libyenne sur la région du Sahel, la gestion des risques en Afrique, la réaction à adopter face à la menace Boko Haram, la protection de la jeunesse face à l’extrémisme dans le monde, la prévention de la discrimination afin de préserver la paix etc. D’autres sujets sont à lier avec les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD), adoptés en 2000 par 193 États et 23 organisations internationales et qui devaient être atteints avant 2015. Certains delegates discutent ainsi des moyens pour permettre l’accès aux filles à l’enseignement supérieur dans les pays les moins avancés (PMA) et dans les pays en développement, en relation avec l’objectif n°3 : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

LE COMITÉ « UN NEWS »

Ce comité est, quant à lui, composé de trente participants. Chacun d’entre eux est affecté dans un binôme. Il représente alors les couleurs d’un grand groupe de presse : Al Jazeera, New York Times, BBC News, The Guardian, France 24, Press TV, Euronews, Der Spiegel, Fox News et Russia Today. Chaque duo est alors censé glaner des informations dans les différents comités et respecter la ligne éditoriale du journal, comme s’il travaillait vraiment pour lui. Par exemple, les deux participants incarnant des membres de la chaîne Fox News se doivent d’adopter une teinte conservatrice et quelque peu de mauvaise foi.

LA SPÉCIFICITÉ DE PIMUN 2015

Enfin, deux comités anglophones font l’originalité de cette quatrième édition parisienne : « Historical Crisis : League of Nations » et « Triple Joint Crisis : War in Afghanistan ». Les participants sont plongés en pleine guerre d’Espagne (1936) ou durant l’invasion soviétique de l’Afghanistan (1979). Le conflit entre les républicains et les forces phalangistes fidèles à Franco est traité par des diplomates de la Société des nations (1919-1946) qui tentent de le résoudre de manière pacifique.

 

Inversement, la conquête du pays d’Asie centrale par le régime communiste implique trois grands types d’acteurs : des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, desapparatchicks du Politburo et des élites du Conseil afghan. Ils sont alors immergés dans les pires périodes du conflit et obtiennent des informations au fur et à mesure. Au long de la journée, il se peut alors que leur stratégie de négociation doive évoluer