Le médecin de Paul Biya inhumé

Le Dr Damien Adela Assomo a été porté en terre à Nkol-Ndobo en présence du directeur du Cabinet civil représentant le chef de l’Etat.

Le médecin personnel du président de la République décédé le 20 avril 2015 à Yaoundé des suites de maladies a été inhumé samedi dernier dans son village natal à Nkol-Ndobo par Koudandeng, dans le département de la Lékié, région du Centre. La cérémonie d’inhumation s’est faite en présence du directeur du Cabinet civil (Dcc), Martin Belinga Eboutou, qui représentait le chef de l’Etat. Dans la tribune aménagée pour la circonstance dans la propriété du défunt, l’on a aussi noté la présence de plusieurs membres du gouvernement dont certains, racontent les mauvaises langues, ont fait le déplacement pour échapper à la critique de personnalités influentes du sérail qui auraient vu d’un très mauvais œil leur absence aux obsèques de celui à qui ils doivent chacun leur maroquin.

Outre la « naturelle mobilisation » des membres du gouvernement originaires de la Lékié comme celui en charge du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe), Henri Eyebé Ayissi, de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), l’on a par exemple vu la ministre des Affaires sociales, Cathérine Mbaka Mbock, l’ancien patron de la Défense, Rémy Zé Meka, des députés et des sénateurs venus des quatre coins du pays.

C’est à cette assistance que l’évêque d’Obala, Mgr Sosthène Bayemi, s’est adressé dans le cadre de la messe de requiem. Le prélat a insisté sur le fait que « tous les chemins ne sont pas bons même s’ils sont efficaces ». L’homme d’église a confié le Dr Damien Andela à Dieu avant d’inviter les personnes présentes à faire siennes les paroles de St Augustin au sujet du sort réservé à l’existence. « Car pour tous ceux qui croient en Dieu, la vie n’est pas détruite, elle est transformée », a-t-il lancé. Cette première articulation a laissé place aux témoignages.

Le plus émouvant d’entre tous, est celui de la fille du médecin du chef de l’Etat qui a rendu un vibrant hommage « à un homme qui a connu les ors de la République et qui est resté très humble et proche de ses semblables ». Mais le temps fort de cette cérémonie reste le « message de la Lékié » et celui de condoléances du chef de l’Etat au Dr Andela Damien. Le second a été délivré par le préfet dudit département, tandis que le premier a été dévoilé par le maire d’Obala, André Tsale Messi.

Ultime articulation de ce moment, l’élévation à titre posthume, par le Dcc, du défunt à la dignité d’officier de l’Ordre national de la valeur. Interpellé sur le sens de ce « message de la Lékié », Henri Eyebe Ayissi soutient  « que les élites ont simplement tenu à célébrer comme il se doit, un des fils de ce département qui a su par son équation personnelle et sa manière d’être, mériter et conserver jusqu’à la fin de sa vie, la haute confiance du chef de l’Etat. Il fallait que les gens se rende compte de ce que le Dr Andela représentait pour nous », a expliqué le Consupe.