1500 kidnapping d’enfants au Cameroun par Boko Haram selon l’Onu

La révélation est de Najat Rochdi, la coordinatrice humanitaire de l’Onu au Cameroun qui s’est confiée à l’AFP jeudi.

L’information pour le moins étonnante est reprise ce vendredi par le quotidien privé camerounais Le Jour. Se confiant à l’Agence France presse hier, la coordinatrice humanitaire de l’Onu au Cameroun, indiqué que «L’information dont je dispose est qu’environ 1 500 enfants ont été enlevés depuis 2014 », a dit  Najat Rochdi avant d’ajouter que « Ces enfants sont surtout utilisés par Boko Haram pour faire des petits travaux, comme transporter les tentes ou aller chercher de l’eau. D’autres sont employés comme force de combat en première ligne. A ma connaissance, les enfants ont été utilisés comme boucliers  humains (…) et avaient entre huit et 12 ans».

« Inexactitudes »

Le Jour fait toutefois remarquer que l’article comprend des inexactitudes. « Ainsi, il est écrit que les attaques de Boko Haram au Cameroun ont commencé en juillet 2014 mais les islamistes se contentaient alors de venir piller de la nourriture. Selon l’article, Le Cameroun a officiellement engagé le 1er août 2014 la guerre contre Boko Haram, qui avait fait du nord du pays un sanctuaire. Elle ajoute que les soldats camerounais sont traumatisés d’avoir à combattre des enfants. L’article prétend que les combattants de Boko Haram ont subi des revers depuis le déclenchement début février d’une offensive terrestre des armées tchadienne et nigérienne au Nigeria. «

Or souligne le journal,  « au Cameroun l’on sait que la guerre a été officiellement déclarée à paris depuis le 17 mai 2014 par le président Paul Biya lors d’un sommet historique. Avant cette date, Boko Haram avait déjà mené de sanglantes incursions dans plusieurs localités telles Dabanga, Tchéré, Kousseri, Amchidé,Tourou… Des ressortissants occidentaux avaient été enlevés puis libérés. Ces incursions avec des armes lourdes n’étaient pas des larcins pour piller la nourriture. De plus, Boko Haram n’a jamais eu de sanctuaire en territoire camerounais ».

Le Jour rappelle également que Boko Haram a  essuyé de lourdes pertes en territoire camerounais dès le mois de mai 2014 à Dabanga notamment le 31 mai 2014 où une cinquantaine de combattants ont été tués et leurs pick-up détruits.