10 jeux d’enfance que vous n’êtes pas prêts d’oublier

Ah là là, l’enfance ! Quelle époque ! Que de souvenirs quand on repense à cette douce période … Une enfance bercée par des jeux aussi délirants les uns que les autres. ça mérite un petit billet, vous ne trouvez pas ? Je le pense en tout cas. Voici notre top ten des jeux de notre enfance que la nouvelle génération ne connaîtra pas certainement :

 

  1. Le hé héé-é hé  : Rien à voir avec l’interjection, bien au contraire ! Au commencement, c’était une affaire de filles. Après, les garçons ont pris le rythme(Yooosh). En plein midi, c’était la débandade. Tout le monde gambadait dans tous les sens. Sauter et crier étaient les seules règles du jeu (je dis ça comme ça parce que je n’ai jamais compris les règles du jeu hein !).  Même si ça finissait souvent par « J’ai ouvert ! j’ai ouvert ! » et l’autre de dire «Maaff ! C’était fermé. Ne commence pas le mauvais jeu hein ! ». En somme, un truc pour enfants condamnés à s’agiter. Genre la danse du Pinguiss…
  2. Le pousse-pion : Le ciel est le mot de la fin ; pousser le pion, une étape clé. Mais, la finalité, le but, l’objectif, l’essentiel était de finir au ciel. Foumban Foumbot*, c’était ça. Pour y accéder, il fallait caler, c’est à dire qu’hein, se placer en haut et viser le bas. Au fait je parle des cases. Mollah ! Plus on lançait le pion/caillou/noyau de mangue, pied de chaussure, plus les chances d’arriver au ciel étaient grandes … même si une fois la tête de Paaapy s’est percée, mais bon, c’est lui qui l’avait cherché. On gagne quelqu’un, il veut seulement effacer le jeu ?
  3. Le zolo-tapé : Malheur à celui qui osait venir jouer torse nu, toute la boubouille qu’il avait sur le corps finissait une fois. Façon on allumait le gars qui avait laissé ses pieds ouverts, seule sa peau pouvait en témoigner. C’était alors la sauce quand dans le jeu quelqu’un avait les pieds arqués, les mabongo*. A chaque fois que le ballon passait, mollah les gars finissaient parfois avec les traces de claques sur leur corps tellement c’était sucré.
  4. Le cochon-gratté : Avis aux joueurs de Jambo, abstenez vous pardon ! On parlera de vous un autre jour. Quand tu devenais lecochon-gra, tu changeais d’abord de place pour te rapprocher du poteau à toucher, tant pis pour toi si on t’avait déjà encerclé. Et quand tu devenais alors cochon gratté, c’était la totale ; même ton propre frère te soignait de coups de poing. Ceci étant dit, il y avait un genre de grand frère musclé là qu’on ne tapait jamung dans le jeu ; que tu as quelle tête?
  5. Le ndoh-chi : Que la fille qui n’a pas joué à l’affaire ci lève son doigt ! Sérieusement c’était quoi ce jeu ? Deux personnes visaient une autre placée au milieu d’elles tandis que cette dernière devait esquiver la balle ou la babouche . Les lanceuses avaient le mal massah ! Une nga te vaccine, tu wanda si tu as volé sa viande. Ça devenait intéressant quand la joueuse du milieu lançait la balle au loin. Son adversaire devait seulement aller chercher l’affaire là sur les toits des maisons !  Sauf que le jeu continuait hein, avec une autre babouche ! Eusseuh on gérait ça ? Le risque maintenant, c’était de jouer bien bien, et de commencer à chercher ses propres babouches dans tout le quartier le soir.  La mater disait juste « Si tu ne rentres pas avec les babouches là aujourd’hui, tu vas dormir dehors ! ». C’est ça qui faisait quoi ? Le lendemain, on était tous en poste, pour un nouveau tour !
  6. Le papa & maman : Mon préféré ! Je m’arrangeais toujours pour être le père, comme ça on disait aux enfants « C’est la nuit on dort. Dormez là-bas. Moi je dors avec votre mère ! ». Eéééh aah ! A 7ans seulement hein ! Les enfants étaient inspirés ! Tout ça pour appuyer la fille d’autrui ! Elle aussi : « La nuit dure hein !». Et le garçon : « Ah ! C’est toi qui prépares nor ? ».Et, on préparait même ? La plupart du temps, c’était les sales herbes qui poussaient derrière la maison qui servaient de repas ;  et ça sentait les urines jusqu’à. Mais les enfants n’avaient qu’une seule intention, jouer à papa et maman. Et essayer de former une famille.
  7. Le cache-cache : Une autre façon d’appuyer les filles en cachette. Ne faites pas comme si … on se connaît ! Mais bon, le fait de se cacher et de voir son frère chercher même dans le frigo, mollah, ça tuait de rire ! Certains étaient si imaginatifs qu’ils se cachaient dans les penderies, aux toilettes et sous le lit. Les plus intelligents quittaient la maison une fois. Direction, le carrefour ! Pendant que tu étais là à le chercher partout comme un touh-mbap*.
  8. Le mini-mini : «Mini mini mini mini ooor mini. Loko di dodi ooor mini mini. Bembé hé titi tééé ooor mini mini » – c’est en chantant qu’on comprend. Cette phrase en langue Duala résume l’esprit du jeu. En français : le mini mini est là, le jeu est bien mais il n y a pas les pleurs ici ooh ! Les enfants comprenaient ça ? Beaucoup de sable avec une brindille de balai au milieu. Chacun mangeait le sable un peu un peu. Si à ton tour la brindille tombe … Ah mouff ! La course pouvait te tuer. Et les gifles oh ! Les coups de poings oh ! Les 25 de Pépito que tu refusais de remettre depuis là, il récupère ça en chandelles. Comme d’habitude ça finissait toujours avec les pleurs. « Mama, Pépito m’a tapé ». Et la mère de répondre « Si c’était la nourriture, tu allais m’appeler ? Vas jouer là-bas ».
  9. 1, 2, 3, 4 … soleil : L’autre ci, c’est la formation pour les futurs petits voleurs. Genre tu lèves la télé chez quelqu’un, il te voit mais il pense que c’est une œuvre d’art. A l’époque déjà, on avançait et on s’arrêtait au même moment. Tu ris un peu seulement et on te renvoie derrière. Vraiment c’était pas facile hein ! Faire le sérieux alors qu’il s’agissait d’un jeu ? Trop dur dans tous les cas. L’astuce : courir pendant que celui qui appelait se retournait pour compter.
  10. Le complet-complet : Plus inventif comme jeu tu meurs. On repérait même le complet-complet avec les caleçons. Une femme passe, parce que son tricot est blanc et sa chaussure un peu blanche là. Ah ! Pépito disait une fois « complet – complet ». On inventait des bêtises de ce genre juste pour gagner. Et ça marchait. Mais plus encore, avec les tissus pagnes. Ça frisait carrément le délire, on s’asseyait en route juste pour attendre le complet-complet qui va passer, je te jure.

Quelle époque ! Et vous, quels sont les jeux de votre enfance qui vous ont marqués ?